L’aperçu des nouveaux albums pour Dimanche 14 Juillet 2024: Cassandra Jenkins, Bashy, Belfountain et plus

Chaque semaine, des dizaines de nouveaux albums arrivent à la rédaction de Maxazine. Beaucoup trop pour tous les écouter, sans parler de les critiquer. Une critique par jour signifie que trop d’albums restent de côté. Et c’est dommage. C’est pourquoi nous publions aujourd’hui un aperçu des albums qui arrivent à la rédaction sous forme de courtes critiques.

Belfountain – Some Hearts

‘Some Hearts’ est le premier album de Belfountain, le nouveau projet indie-folk-rock du producteur primé Chris Graham. Avec des morceaux autoproduits, l’album offre un mélange authentique de sons anciens et nouveaux, plein de surprises et de familiarité. Les singles ‘Give It Up’ et ‘Tell Me When It Rains’ ont déjà eu un grand impact sur les radios nord-américaines. Le joyeux ‘Give It Up’ est un hymne pop-rock uptempo parfait, tandis que ‘Tell Me When It Rains’ est une ballade soul classique utilisant le changement climatique comme métaphore pour une romance ratée. ‘Through the Darkness’ et ‘Won’t Turn Back’ apportent des influences country et gospel, et ‘We Will Rise’ offre des vibrations inspirantes de western. ‘Rattle On’ et ‘Worst Enemy’ expérimentent avec des styles baroques et éclectiques, tandis que ‘Fall Into The Past’ évoque la nostalgie avec des mélodies au piano et vocales. ‘Rocks’ ajoute une sensation jazzy trip-hop avec Tia Brazda, et le titre de clôture ‘Some Hearts’, un duo avec Colleen Brown, pose la question: “Le referiez-vous?” Avec cet album diversifié et émotionnellement chargé, Graham montre sa polyvalence et son savoir-faire en tant qu’artiste et producteur. Une agréable surprise! (William Brown) (8/10) (Flatcar Records)

Duel – Breakfast With Death

Le groupe américain de stoner metal Duel a connu un léger changement de line-up. La section rythmique a été remplacée, ce qui a rendu le son encore plus lourd. L’année dernière, nous avons vu sortir un album live du groupe et leur précédent album studio date de 2021. Le groupe mélange le métal des années 70 et 80 avec la psyché des années 60, souvent avec des thèmes occultes. Il s’avère que c’est un bon mélange pour les amateurs, car leur dernier album ‘In Carne Persona’ a été bien accueilli. Comme dit précédemment, ce nouvel album est un peu plus costaud. Des riffs percutants comme sur ‘Fallacy’. La voix rauque du chanteur Tom Frank s’accorde bien avec la production brute, ce qui fait ressortir encore mieux l’obscurité des chansons. Nous ne parlerons pas de la pochette, mais musicalement, c’est un bon album pour les amateurs. Il faut aussi dire que celui-ci n’atteint pas le niveau de son prédécesseur. (Rik Moors) (7/10) (Heavy Psych Sounds)

Bashy – Being Poor is Expensive

Bashy revient sur le devant de la scène avec son album tant attendu ‘Being Poor Is Expensive’ après 15 ans, et il ne déçoit certainement pas. Cet album, produit par le talentueux DJ Toddla T, offre une expérience d’écoute comparable à un film captivant, où la vie dans le quartier de Brent à Londres prend vie. La production est excellente, avec un mélange de beats délicieux et de raps qui coulent sans effort. Un des points forts est ‘Sweet Boys Turned Sour’, un morceau si entraînant qu’il peut facilement être mis en boucle. Le morceau titre a une sensation reggaeton, typique de la scène musicale animée de l’est de Londres, et montre à quel point Bashy est polyvalent. L’album est varié et très fort textuellement, comme on peut le voir dans des morceaux tels que “Made in Britain”. Cette chanson commence avec un enregistrement réconfortant de la grand-mère de Bashy s’adressant à ses petits-enfants, puis se transforme en une piste puissante que UB40 dans leurs meilleurs jours n’aurait pas pu égaler. Les paroles ici sont également impressionnantes et profondes. Avec sa combinaison d’histoires personnelles, de commentaires sociaux et de savoir-faire musical, Bashy réussit à créer un album à la fois authentique et innovant. ‘Being Poor Is Expensive’ montre que Bashy n’est pas seulement un rappeur talentueux, mais aussi un conteur de premier ordre. Il a livré avec cet album le meilleur album de rap britannique de 2024. Il sera difficile de surpasser cela; c’est un véritable diamant brut qui mérite amplement sa place dans le monde de la musique. (Elodie Renard) (9/10) (Bish Bash Bosh Music)

 Cassandra Jenkins – My Light, My Destroyer

Cassandra Jenkins a livré une œuvre impressionnante avec son nouvel album ‘My Light, My Destroyer’. Cet album, composé de treize pistes, chacune plus belle que l’autre, marque une avancée claire dans sa carrière musicale. Avec sa voix unique et sa large palette musicale, elle sait envoûter ses auditeurs dès la première note. L’album commence avec le magnifique ‘Devotion’, un morceau si beau que les poils se dressent sur vos bras. La voix de Jenkins, combinée à des arrangements délicats, crée une expérience presque spirituelle. Ensuite, elle nous surprend avec ‘Clam’s Casino’, qui montre immédiatement que Cassandra aime la variété. Ce morceau, interprété avec une coolness à la Chrissy Hynde, pourrait sans aucun doute être un favori sur un album des Pretenders. Tout au long de l’album, Jenkins continue de surprendre et de captiver. Par exemple, sur ‘Delphinium Blue’, elle propose un accompagnement presque entièrement électronique avec une contre-mélodie chantée à distance, ce qui donne au morceau une qualité onirique et atmosphérique. Cette alternance de styles et d’ambiances est une constante sur ‘My Light, My Destroyer’, créant ainsi un ensemble remarquablement diversifié mais cohérent. Les collaborations de Jenkins avec des musiciens talentueux et la production d’Andrew Lappin ont contribué à un album soniquement diversifié. Sa capacité à fusionner sans effort différents genres, de l’indie rock au sophisti-pop jazzy, témoigne de sa croissance en tant qu’artiste. Des morceaux comme ‘Devotion’ et ‘Clam’s Casino’ montrent qu’elle n’a pas peur d’expérimenter et d’explorer de nouveaux terrains musicaux. ‘My Light, My Destroyer’ mérite un bien mérité 9 sur 10. L’album est non seulement un point culminant dans l’œuvre de Jenkins, mais il a aussi tout le potentiel pour être considéré à l’avenir comme un chef-d’œuvre. Cassandra Jenkins a confirmé et mérité sa place dans le monde de la musique avec cet album. (Jan Vranken) (9/10) (Dead Oceans)

 

Bau – Tranquility

Bau, né Rufino Almeida en 1962 à Mindelo, São Vicente, Cap-Vert, a livré avec son nouvel album ‘Tranquility’ une œuvre qui malheureusement n’atteint pas le niveau de ses succès précédents. Bau, qui a appris ses compétences musicales de son père, un fabricant d’instruments, a impressionné par le passé en tant que membre puis directeur musical du groupe de Cesária Évora et par sa contribution au film de Pedro Almodóvar ‘Talk to Her’. Cependant, avec ‘Tranquility’, il manque complètement la cible. L’album tente de créer une atmosphère méditative, mais malheureusement sans succès. Le premier morceau, ‘Tranquil’, commence prometteusement, mais bientôt la répétition d’une simple mélodie à trois tons devient insupportable. Le manque de variation et de profondeur fait que l’auditeur se lasse rapidement du caractère monotone de l’album. Ce qui a commencé comme une tentative de musique sereine se termine en une monotonie incroyable. Bau répète ce schéma tout au long de l’album, faisant de ‘Tranquility’ un album plus irritant que relaxant. Cet album, censé apporter la tranquillité, provoque en fait de la frustration par sa monotonie et son manque de développement musical. Malheureusement, nous pouvons conclure que ‘Tranquility’ n’a rien à offrir à ceux qui recherchent de la musique méditative de qualité. (Anton DuPont) (3/10) (Lusty & Sleek rec)