Orchestra Baobab reporte la sortie de ‘Made in Sénégal’ en Octobre

Orchestra Baobab, le légendaire groupe sénégalais qui impose ses standards à la musique de danse ouest-africaine depuis plus de cinquante ans, reporte la sortie de son nouvel album ‘Made in Sénégal’ en octobre 2026. L’album, annoncé précédemment pour fin mars, paraîtra sur le label londonien Strut Records. Maxazine a appris la nouvelle de sources internes au groupe : le management souhaite construire une tournée complète autour de la sortie, ce qui n’est possible que dans la nouvelle saison de concerts.

Le calendrier s’avère ainsi stratégiquement bien pensé. Avant la sortie de l’album, deux singles seront publiés : le premier en juin, à temps pour la saison des festivals européens, suivi d’une deuxième sortie en septembre. Pour ceux qui souhaitent voir Orchestra Baobab sur scène en France dès la sortie de l’album, une belle occasion se présente : le samedi 3 octobre, le groupe se produira au 106 à Rouen.

‘Made in Sénégal’ compte douze titres et constitue le deuxième volet d’une trilogie ambitieuse, après ‘Made in Dakar’ sorti en 2007. L’album contient plusieurs classiques soigneusement réarrangés du riche répertoire de Baobab, aux côtés de nouvelles compositions. Les spectateurs qui ont vu le groupe en concert ces deux dernières années reconnaîtront des titres comme ‘Ana Maria’, ‘Senegal’, ‘Togne Bakhoul’ et ‘Baobab 50 Ans’, qui faisaient déjà partie intégrante de la setlist et obtiennent maintenant leur version studio définitive.

Maxazine a pu écouter l’album en avant-première. Nous n’en dirons pas plus pour l’instant, mais une chose est d’ores et déjà claire : l’attente jusqu’en octobre sera récompensée. La grande révélation de cet album est Korka Dieng, la chanteuse dakaroise de 32 ans qui s’impose comme la première femme à jouer un rôle à part entière dans les 55 ans d’histoire du groupe. Son parcours est éloquent : elle a grandi dans une famille de musiciens, a d’abord chanté aux côtés de Didier Awadi, le pionnier du rap et du hip-hop sénégalais qui, en tant que membre de Positive Black Soul, a posé les bases de la musique urbaine africaine contemporaine, et a officié comme choriste pour le virtuose de la kora Seckou Keita. C’est pourtant au sein d’Orchestra Baobab que sa voix trouve sa demeure naturelle. Ceux qui l’ont vue sur scène ces dernières années savent de quoi elle est capable. Sur ‘Made in Sénégal’, elle le confirme, et bien au-delà.

Une critique complète paraîtra sur Maxazine aux alentours de la date de sortie en octobre. Restez connectés.

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