Melissa Geurts fait de la glitch-pop pour les personnes qui se livrent un peu trop en soirée et qui passent la semaine suivante à se repasser toutes les conversations en boucle. Elle est directrice exécutive de la création pour le groupe Good Housekeeping, l’un des plus anciens magazines américains. L’échec d’un groupe à Toronto lui a appris que les opinions créatives des autres sont à la fois coûteuses et erronées. Elle a donc cessé de demander et roule sa bosse depuis mai 2024, réunissant plus d’un demi-million d’écoutes dans 150 pays. Sans label, sans manager. Elle chante en anglais, en français et en néerlandais. Ses sonorités se situent quelque part entre Boy Harsher et la période la plus sombre de Lady Gaga. Des chuchotements de vocoder enterrés sous une production glitchy. Des boucles hypnotiques qui ressemblent à des incantations. On l’a qualifiée « d’exorcisme glitch-pop » et de « dégâts émotionnels sur lesquels on peut danser ». Son album “maintenance mode” verra le jour fin mars. Il évoque ce qu’il se passe après avoir arrêté de tout brûler, après avoir fait tout le travail. Il s’avère que c’est un peu ennuyeux. Mais c’est aussi plutôt agréable. Elle appelle ça « l’opposé de la crise de la quarantaine ».
Pour accompagner l’annonce de son album à venir, @melissageurts dévoile ce 30 janvier “not because it’s romantic”, nouvel extrait et titre d’ouverture de ce disque à paraître. Ce morceau fait suite à un premier aperçu révélé début janvier avec “temper temper (lumière menteuse)”.
